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5 startups à suivre absolument dans la CEMAC!


Olivier Ona - 16 août 2019 - 6 commentaires

Je crois en la CEMAC, celle-là même ou tous les peuples ne formeront plus qu’une seule pièce d’un puzzle appelé carte d’identité CEMAC !

Porté par le Cameroun et son PIB à 34,9Millions de dollars, la CEMAC n’est pas silencieuse lorsqu’il s’agit de parler d’innovation technologique car nous avons au moins une startup qui nous revient à l’esprit.

La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale ou encore CEMAC représente un marché de 52.2 Million d’habitants au dernier recensement datant de 2017 pour une superficie de 3.020.353 km².

Auparavant baptisée UDEAC pour Union Douanière et Economique  de l’Afrique Centrale, la CEMAC regroupe le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad le jour de sa création le 16 mars 1994 à Ndjamena.

Pays Superficie (km²) Population (en milliers) PIB (en millions de dollars)
Cameroun 475 650 24 054 34 923
République centrafricaine 622 984 4 659 1 949
République du Congo 342 000 5 261 8 701
Gabon 267 668 2 025 15 014
Guinée équatoriale 28 051 1 268 12 294
Tchad 1 284 000 14 900 9 871

Même si la CEMAC peine à véritablement imposer l’intégration sous-régionale dans ses états membres, inexistence d’un passeport commun ou d’un marché unique, les états se débrouillent comme ils peuvent pour booster l’économie numérique avec plus ou moins de réussite.

Mais avant de vous parler des sept startups qui ont attiré mon attention récemment, je tenais à revenir sur le pourquoi du comment ? Pourquoi la CEMAC reste grande dernière en Afrique ?

Alors en fouillant ma base de données je suis retombé sur le rapport 2017 dédié au secteur privé de la Société Financière Internationale (SFI) qui révélait déjà que le secteur africain des startups avait réussis à lever 556 millions de dollars US !  556 millions de dollars US destiné à 124 startup domiciliées sur le continent et fallait remarquer que le volume financier affichait une hausse de 53% comparé à l’année précédente (2016).

Fait le plus marquant, le rapport fait remarquer que sur les 54 nations qui forment le continent africain, l’Afrique du sud, le Kenya, le Nigeria et l’Egypte confisquaient 84% de ce financement !

Le rapport nous apprend aussi que sur ces 556 millions de dollars US, les principaux secteurs dans lesquels l’argent est investi étaient les suivants :

  • Les technologies financières
  • L’énergie solaire hors réseau
  • Le commerce électronique

Un an après donc en 2018, les startups africaines ont réalisées 458 levées de financement pour la somme de 725.6 millions de dollars US soit 300% du montant total du financement capté en 2017 selon le rapport de la société d’investissements WeeTracker Venture Investments.

Grande révolution en 2018, l’Afrique de l’Ouest est passée devant l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe ou tirée par le Nigéria qui a lui tout seul a réussis à capter 136 offres de financement sur les 458 levées de fonds enregistrées.

Quid de nos startups locales ?

Après plusieurs semaines d’enquêtes, j’ai pu vous ressortir sept startups portées par de jeunes entrepreneurs qui ont fait le pari de casser les codes.

Mon côté entrepreneur a pris le dessus et je me suis laissé guider par la créativité de l’écosystème de la CEMAC, alors bonne lecture et surtout bonne découverte !

  • Tiwyn (Cameroun) : This Is What You Need

La startup Tiwyn est ce que l’on peut considérer comme étant une plateforme de mise en relation car elle donne la possibilité aux entreprises d’entrer en contact avec sa clientèle cible afin de faciliter les échanges.

La startup a démarrée mi-2018 mais officiellement en 2019, tiwyn.com revendique déjà plus de 250 entreprises camerounaises et 50 entrepreneurs individuels.

Tiwyn, via de multiples campagnes de communication sur le web, redirige ainsi le trafic internet vers sa plateforme afin de donner l’occasion aux internautes de découvrir les produits commercialisés par son écosystème d’entreprises et d’entrepreneurs. La plateforme est accessible aux internautes via les smartphones, des ordinateurs ou des tablettes !

En gros Tiwyn est un centre commercial virtuel ou les entreprises et entrepreneurs du Cameroun paient un loyer mensuel comme frais d’adhésion pour vendre leurs produits dans un environnement de qualité.

Plus d’informations sur www.tiwyn.com

  • Philjohn technologies (Cameroun) : 460 Millions de FCFA pour un data center

La startup camerounaise, spécialisée dans la collecte, le stockage, le traitement et le reporting de data a annoncée en juillet dernier via Phillipe NKOUAYA son fondateur, son opération de levée de fonds pour un montant de 460 millions de FCFA soit 700.000 euros.

Cette levée de fonds a pour but principal de participer au lancement du premier Data Analysis Innovation Center du Cameroun mais aussi de permettre à la startup d’initier un projet d’expansion dans toute l’Afrique centrale.

Phillipe NKOUAYA ne s’arrête pas là vue qu’il ambitionne également de créer un centre d’excellence afin de former chaque année 500 personnes aux technologies du data management.

Plus d’informations sur www.philjohntech.cm

  • Tikkeo (Gabon) : A l’assaut du marché ivoirien !

Lancée en 2017, la startup gabonaise qui a vendue plus de 30.000 billets s’implante fin 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Tikkeo est une startup spécialisée dans la vente de billets en ligne mais surtout dans la promotion d’évènements pluriels avec un paiement en ligne. Tikkeo applique une commission de 8% sur chaque billet vendu aux organisateurs et autres organisateurs d’évènements (CAN 2017, meetup, ateliers….).

Après le marché gabonais, la startup fait le grand saut et se jette sur Abidjan en misant sur sa technologie qui selon son CEO, Laurain ESSONO NGOUA dispose des technologies les plus avancées pour couvrir toute la chaîne de valeur de la billetterie.

Plus d’informations sur Tikkeo ici : www.tikkeo.com

  • Nzuri Market (République du Congo) : le business des téléphones reconditionnés

Startup crée par Blaise BIRINGANINE, Nzuri Market est en faite une boutique en ligne dédiée aux téléphones reconditionnés. Pensée après le constat de l’existence d’une disparité flagrante en termes d’équipement et d’accès aux nouvelles technologies entre l’Europe et l’Afrique. Nzuri Market a pour objectif de créer l’équilibre entre les deux continents permettant ainsi de rapprocher une nouvelle génération de consommateurs et des producteurs en quête de marché.

Plus d’informations sur www.nzurimarket.com

  • Afrikimages (Gabon) : Le shutterstock africain

Gros pari que celui de lancer une banque d’images dédiés au marché africain très souvent abandonné par les banques d’images occidentales.

Afin de ne plus dépendre des agences de presse mondiales, Désirey Minkoh ancien photoreporter de l’Agence France Presse et Jean-Rovys Dabany ancien journaliste pour Reuters, Al Jazeera et l’AFP ont eu l’idée de lancer le futur Google  africain de l’image éditoriale.

Plus d’informations sur www.afrikimages.agency

Au terme de mes recherches je me suis posé la question de savoir, mais qui finance nos startups en local ?

Du fait de ne pas avoir de politique sous régionale autour du numérique voir de l’entreprenariat tech, chaque Etat de la zone CEMAC essaie comme il peut de booster le secteur avec plus ou moins de réussite.

Dans mes recherches comme vous avez déjà pu le constater, les levées de fonds sont quasi-inexistantes dans la zone CEMAC (la startup camerounaise Philjohn Technologies fait exception à la règle encore que nous attendons les détails de cette levée et surtout le montant de la cagnotte).

Il faut dire que les investisseurs sont plus réceptifs aux startups d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et Australe car voyez-vous la zone CEMAC pêche dans tellement de domaines cités dans mon précédent article disponible ici.

En dépit de cela, les écosystèmes s’organisent et certains comme au  Cameroun misent sur le crowdfunding ou encore appelé la finance participative.

Le crowdfunding est un mode de financement innovant et désintermédié qui permet aux porteurs de projets de financer leur activité grâce à des contributions plus ou moins modestes provenant d’un nombre important de pourvoyeurs de fonds via des plateformes en ligne.

D’ailleurs la Banque Mondiale estime à 1375 milliards de Francs CFA le potentiel de financement via le Crowdfunding en Afrique à l’horizon 2025 ! Avec un taux de croissance annuel d’activité estimé en 2015 à 101% en Afrique et à plus de 300% en Asie.

Là encore lorsque l’on regarde la zone CEMAC, de nombreux freins mettent à mal le développement du crowdfunding tels que :

  • Absence d’un cadre juridique adapté ;
  • Faible crédibilité des plateformes existantes ;
  • Communication institutionnelle inexistante ;
  • Faible niveau de pénétration d’internet et de développement des systèmes monétiques ;

Patrick-Nelson Daniel ESSIANE et Julie ONOMO BETSAMA de la Direction de la Recherche à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) estiment d’ailleurs le potentiel du crowdfunding à 12.2 milliards de Francs CFA à l’horizon 2020 dans la zone CEMAC dans le rapport Le développement du Crowdfunding dans la CEMAC : Opportunités, freins et rôle de la Banque Centrale paru en Janvier 2018.

Les initiatives en local existent mais pêchent par manque de crédibilité et d’ailleurs je vous invite à m’écrire en commentaires les coordonnées de plateformes de crowdfunding de vos.

A très bientôt !

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6 commentaires

  1. Duval

    Des expections a la regle qui encouragent certe, donne des idées biens sur mais son très dur à mettre en place en cemac à cause du cadre juridique et financier très archaïque , aucun appui au niveau des banque , le crunfunding ok, mais au Gabon pays très méfiant je demande à voir , sans moyen et sans appui d’organisme où de mécène avoir des start up à foison comme en Afrique de l’Ouest et australe, reste du domaine du difficile mais pas de l’impossible.
    Bonne article comme toujours .

  2. Bien que je ne sois pas de la zone CEMAC, j’ai quand-même appris sur ces 5 startups. Merci Olivier pour l’analyse faite et coup de chapeau pour ton nouveau blog.

    J’ai passé plus de 10 minutes pour explorer le site et j’ai trouvé 0 faute. Excellent boulot !

  3. Ongbelok ye kwedi Suzanne nadege

    Tres bonne analyse , et des constats fort pertinents , merci pour cette brillante étude , j’ai appris et je compte visiter les sites !! Après, ce brillant exposé , je me suis toujours interrogé sur ce qu’on en fait par la suite , sans doute il ya des initiatives que vous avez déjà prises qui ont un écho , j’aimerais aussi que vous le célébriez avec nous , qu’ensemble nous apportions de manière concrète notre pierre à l’édifice, à cette Afrique , notre belle Afrique qui est complètement à reconstruire, a dit mr R.K !! bravo et bonne continuation a vous

  4. Djimalde Thomas

    Il y’a une startup au Tchad qui mérite d’être citée dans ta liste.
    Le lien https://wenaklabs.org/

  5. Yann Gavin

    Plus de 15min pour lire et j’ai appris c’est super de voir que des gens se battent pour d’aussi belles idées. Un jour avec ce genre d’article, ça va payer plus pour eux. Bravo pour le contenu

  6. Rachidatou

    Avec les divers concours, Hackatton, et les nombreux rendez-vous autour du digital (Let’s go digital par exemple) ces derniers mois la tendance semble être inversé , je dirais qu’il commence à avoir de l’engouement autour du numérique. De quoi encourager ces startups

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